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Le nom de notre village va apparaître officiellement au XIIème au moment où il va entrer dans le domaine de l’Abbé de Ferrières entre 1103 et 1147. En 1147, le Pape Eugène III confirmera cette appartenance en nommant entre autres églises celle de S. Stéphani de Nergiaco, c’est-dire Saint Etienne de Nargis.

1156, on retrouve Nargiaco, mais Saint Etienne a été détrôné au profit de Saint Germain, qui demeure à ce jour le Saint Patron de notre église et qui a laissé son nom à plusieurs lieux autour de l’église tels la montagne Saint Germain, la fontaine Saint Germain.

Pendant bien longtemps, le nom des habitants fut fort imprécis. Quelques textes latins les nommaient : « Nargicii », forme correspondant à Nargiciens, tel Parisii donna Parisiens. En 1993, après une tentative de consultation, où dix personnes émirent un avis, le Conseil Municipal opta pour Nargissiens !

Et notre surnom ? Peut-être savez-vous, pour les personnes habitant les environs, que les habitants de Château-Landon sont surnommés les « Cornillats » (sans doute à cause des corneilles habitant dans leur clocher), ceux de Dordives « les sauteux » et bien à Nargis, nous sommes des bâilleux ! Deux explications offertes :
  • L’une laisse à penser que les villageois s’embusquaient derrière leurs rideaux pour voir sans être vus, passer les étrangers au village.
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  • L’autre viendrait du fait qu’un nouveau curé demandant son chemin et ne parvenant pas à se faire comprendre du paysan rencontré aurait tempêté contre les bâilleux de ce pays. Ce à quoi le paysan, bâilleux peut-être, mais sot certainement pas, avait rétorqué qu’ils n’y avaient de bâilleux que ceux qui leur avaient bâillé un curé tel que lui.

Dans son livre « un parler gâtinais », M. Métais nous donne l’explication suivante : bâilleux, adjectif et nom, sobriquet collectif des habitants de Nargis. Jusqu’ici, ça va. Puis, cela se gâte ….. niais, qui baille aux corneilles. Inutile de dire qu’aucun Nargissien ne se sent concerné par cette allégation !

Les Nargissiens, combien sont-ils dans cette commune qui, au demeurant, ne parait pas bien grande ? Il est vrai que Nargis peut sembler petit, de prime abord. Mais …. Nous cachons nos avoirs !! Sur les 2227 hectares, sont répartis 14 hameaux, pas un de plus pas un de moins. Le plus éloigné, les Paysans, est à 6 Kms de la mairie. La longueur de la voirie est de ce fait de 26 kms 520, très exactement.

En 2005, on dénombrait 1271 habitants (alors qu’en 1954, ils étaient 649 – almanach –annuaire de 1954 de l’Eclaireur).

Lors de la création des départements, la commune de Nargis va présenter une requête à Messieurs du Comité de Constitution à l’Assemblée Générale par deux fois en 1790. Elle y demande à être rattachée au département de Seine et Marne. Elle invoque la plus grande proximité de Château-Landon avec laquelle elle commerce, ainsi que de Melun. Ils n’hésitent pas à présenter le grand embarras qu’ils rencontrent à se rendre à Ferrières : prairie à passer, couverte d’eau une partie de l’année, et le pont de Fontenay à traverser qui menace ruine. Mais, comme nous pouvons le constater ………. Les arguments n’ont pas été convaincants !

Nargis, désormais dans le Loiret, appartient depuis 1997 à la Communauté de Communes des 4 Vallées (CC4V).

Nargis est une commune vivante, grâce notamment à un réseau associatif de qualité. Au 1er forum des associations tenu le 4 octobre 2009, on dénombrait 13 associations qui participent à l’animation des festivités locales (voir article « Présentation de la commune »). Chaque dernier dimanche d’août (sauf lorsque le Comice Agricole se déroule à Ferrières) a lieu la messe des moissons qui, outre les Nargissiens, rassemble également des personnes des villages voisins, voire plus éloignés.

Autre grand moment rassembleur du village : le 14 juillet et son goûter démocratique, dont l’origine remonterait à l’époque de la proclamation de la IIIème République (4 septembre 1870).

Sur le plan du potentiel touristique, on ne peut pas dire que Nargis soit très riche. Mais un travail d’embellisement floral et d’entretien de son patrimoine lui permet de conserver un charme certain de village typique du Gâtinais. Il a été classé village fleuri en 2007.

Une souscription a été lancée le 19 juin 2009 concernant la restauration en l’église de Nargis pour un tableau, une dalle funéraire ainsi que la cloche (baptisée le 11 mars 1877 sous le nom de Germaine Marie-Louise), qui a retrouvé son clocher lundi 26 octobre 2009. Cette souscription est toujours en cours : www.mairie-nargis.com/files/Depliant_Nargis.pdf

L’église Saint Germain a été reconstruite après la guerre de cent ans. Elle a acquis son style actuel dès 1700, et son clocher d’inspiration dauphinoise date de 1699.

La commune possède sur son territoire quelques vestiges de seigneureries anciennes. Les anciens châteaux sont devenus aujourd’hui des fermes privées. Citons le château de Cornou, dont l’origine semble remonter au 15ème siècle, celui de Toury, reconstruit vers 1820 (a seul conservé son statut de château), de même que les fermes de l’Angluse de Pithurin et du Martroy qui ont conservé une belle allure de leur passé. Le blason de Nargis a été composé à partir des armes de deux de ces seigneuries (voir article détaillé, catégorie « Histoire »).

Sur les hauteurs du hameau de Brisebarre, sur l’ancien chemin de Ferrières à Château-Landon, existe une belle croix monolithique datant des premiers siècles de l’ère chrétienne : la Croix Quantine. Elle se trouve d’ailleurs sur l’un des quatre sentiers de randonnées de la commune, sachant que le GR 13 passe également sur le territoire.

Nous ne pouvons passer sous silence les deux très beaux moulins à roues :
  1. Celui de Nançay, avec son pertuis inscrit à l’inventaire des monuments historiques, qui daterait de 1514 ;
  2. Celui de la Goulette, à cheval sur les communes de Dordives et Nargis.
On trouvera également un ancien pertuis sur lequel a été installé un barrage près de l’écluse de la Retournée, en amont de Nargis.

Bien sûr, le canal et le Loing font partie intégrante de l’âme de notre village. Ils offrent aux promeneurs et aux pêcheurs leurs sept kilomètres de berges dont celle somptueuse de la route de Château-Landon, très prisée des uns et des autres.

La route de Château-Landon longe les restes d’une ancienne tuilerie, démantelée dans les années 1880 (« Nargis, la vie de château » de Michel FAUVIN).

Pour en terminer, nous aurons une pensée particulière pour deux femmes qui résidèrent dans notre village :
  • Anne, fille légitime de Antoine QUATSAULT manouvrier et de Anne MARSAN, déjà parents de quatre enfants, est née à Nargis le 27 septembre 1775 (page 39, « Le temps des désordre s » de Michel Fauvin). Orpheline à l’âge de trois ans, elle est placée dans une famille à Châlette. En juillet 1792, elle garde un troupeau de vaches en bordure de la forêt lorsque quelques unes s’enfuient. Menacée pour cela de pendaison par un garde forestier, elle s’enfuit à son tour en direction de Paris. A Fontainebleau, lasse de ne pas trouver d’emploi, elle prend le prénom de son frère, Jean et s’enrôle dans la brigade d’artillerie de Seine et Oise. Mais … Jean est blessé en 1793 et évacué vers un hôpital et alors bien sûr, Jean n’est pas Jean ! Sa véritable identité est découverte. Le Général Fromentin la félicite pour son courage, lui accorde congé, mais refuse de la reprendre dans l’Armée. En 1794, elle reçoit une pension à vie en remerciements de la Nation pour conduite héroïque. Elle se marie à Montargis et ouvre avec son mari, Georges Bayer, une auberge « l’auberge de la Mère Quatre Sous ». Ce sera toujours une femme de caractère, se faisant remarquer en blessant à la baïonnette deux Bavarois de l’armée d’occupation. Après une vie laborieuse, et mouvementée, elle décède à Montargis le 6 mars 1843.
Une rue sur Nargis lui est dédiée.

Autre femme de caractère dans une autre époque :
  • Jeannette DAULIAC est née à Gourdon dans le Lot en 1911. Enseignante, c’est avec son époux, Maurice VERDIER, enseignant lui aussi, qu’elle viendra à Nargis le 1er octobre 1937. Lors de la guerre, les époux VERDIER vont entrer dans une organisation de résistance, le réseau Etienne Leblanc dont faisait partie Mr Pierre CHARIE, député, père de M. Jean-Paul CHARIE. Ils hébergeaient depuis quelques jours Liliane ROLFE, une jeune femme exerçant les fonctions de radio auprès d’un agent de liaison, lorsque le 30 juillet 1944 au matin, les allemands se sont présentés avec le mot de passe. Avec leurs compagnons, les Verdier furent déportés vers les camps nazis d’extermination. Maurice Verdier est interné à Buchenwald puis Dora. Jeannette, enceinte de son second enfant, connait divers camps de concentration et principalement Ravensbrück, où elle accoucha d’un fils aussitôt disparu. (Sources : « Qui était Jeannette Verdier », Académie d’Orléans-Tours). Malgré son énergique volonté à résister encore pour revoir ceux qu’elle aime, fils, mari, famille, c’est gravement malade qu’elle retrouve la liberté le 27 juin 1945 et qu’elle apprend le décès de son époux survenu à Elrich en décembre 1944 consécutivement à une congestion pulmonaire. Elle lui survivra jusqu’au 18 avril 1947, date à laquelle la tuberculose emportera cette « petite femme qui était une grande Française » (extrait du discours prononcé le 22 avril 1947 sur la tombe de Madame Jeanne VERDIER, par Mr Marc BAUDRU, Maire de Gourdon, Conseiller Général – bibliothèque Durzy).
Une salle communale -l'ancienne école de NARGIS- porte le nom de "salle Jeanne et Maurice  VERDIER" depuis le 7 mai 2011. Notons qu'un lycée professionnel à MONTARGIS se dénomme "Lycée Jeannette Verdier".

Pour découvrir plus amplement l’histoire du village, les cinq livres de Michel FAUVIN ont fait l’objet d’une réédition par la commune avec l’aide du Conseil général du Loiret et sont en vente à l’accueil de la mairie.
Pour plus d’information : http://www.gatinaisgeneal.org/histoire_de_nargis/index.htm
 
 
Madame, Monsieur, Je suis heureux de vous accueillir sur le site de la commune de NARGIS. Il a été conçu et réalisé afin qu’il devienne un outil d’information et de communication entre les habitants et vos élus.
nargis mairie
 
 
 

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